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<tagline type="text/plain">Max Férandon</tagline>
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<name>Max Férandon</name>
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<modified>2008-06-26T00:59:45Z</modified>
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		<title>De Retour Bientôt</title>
		<author>
		<name>camille</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Bonjour à mes chers lecteurs, qui souvent s&apos;endorment en me lisant.

Chers amis endormis, n&apos;ayez crainte, je vais continuer à faire concurrence à l&apos;industrie pharmaceutique en vous prescrivant écrivant de tendres morceaux de somnifères.

Bien sûr, mon compteur de lecture m&apos;indique que vous n&apos;êtes pas légion à me suivre mais pour les fidèles et moins fidèles, je vous assure que bientôt, Chaussettesshow sera une véritable vitrine de communication sur la toile.

Enfin ... Bon on verra.



Max </summary>
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		<issued>2008-06-26T00:29:14Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[&#160;Bonjour à mes chers lecteurs, qui souvent s'endorment en me lisant.<br />
Chers amis endormis, n'ayez crainte, je vais continuer à faire concurrence à l'industrie pharmaceutique en vous prescrivant écrivant de tendres morceaux de somnifères.<br />
Bien sûr, mon compteur de lecture m'indique que vous n'êtes pas légion à me suivre mais pour les fidèles et moins fidèles, je vous assure que bientôt, Chaussettesshow sera une véritable vitrine de communication sur la toile.<br />
Enfin ... Bon on verra.<br />
<br />
Max&#160;]]></content>
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		<title>L&apos;urgence du tas</title>
		<author>
		<name>camille</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> 
Quand j&apos;ai vu à l&apos;affiche, la pièce &quot; Au milieu du désordre&quot;, j&apos;ai d&apos;abord cru que mon appartement avait été mis en scène. 






Fausse alerte! La vaisselle sans entracte, vous imaginez.. Non vous n&apos;imaginez pas.




 




La réalité se passe dans un tout autre théâtre: le Périscope, mon préféré.




 




Le cadre et le sujet de la pièce, plutôt intimistes, il ne manque plus qu&apos;une couette et un pyjama pour se sentir vraiment chez-soi. 




 




Sur une minuscule table pliante et suppliante, Pierre Meunier, un hexagonal, empile des pierres dans la lumière caressante d&apos;un projecteur, il nous parle alors de l&apos;urgence ou de la non-urgence du tas. Et oui... Ça a de la profondeur, un tas.




 




Si son concitoyen, Le Guillerm, autre teneur d&apos;affiche de ce Carrefour (Carrefour international de théâtre de Québec

), avec son fameux Secret, flirte constamment avec le point de rupture de la gravité, Meunier, lui, taquine le point de rencontre de l&apos;apesanteur et de la légèreté.




Enfin, on peut dire les choses comme ça, oui on peut.




 




 Abondance de citations, ainsi ai-je appris lors de cette pièce que l&apos; Héraclite n&apos;est pas une roche plutonique, comme je le croyais mais bien un philosophe Grec. Zut!




 




Meunier fait son numéro-minéraux, il empile les cailloux, déroule les mots. Nous invite à une symphonie de ressorts. Les caillasses préhistoriques dansent au bout des serpentins de métal. Poésie ou mouvement perpétuel, le bonheur est là.




 




Alors une pensée me traverse l&apos;esprit. Je me souviens avoir vu, il y a longtemps, dans un pays granitique, des paysans, passer leur temps à ramasser des pierres dans les champs pour en faire des murets. Tradition gallo-Romaine, depuis des siècles, on &quot;décaillasse&quot; les champs pour que le brabant ne s&apos;y brise pas, pour que l&apos;herbe y pousse mieux. Meunier, dans sa sensibilité de l&apos;amoncellement, a certainement vu ces mêmes images, ces kilomètres de murets, ces tas en long.




 




Au milieu du désordre est un spectacle qui continue de jouer en nous, tout nous le rappelle.




Ne serait-ce que le soir de la représentation, en rentrant chez-moi, dans mon perchoir, sur le comptoir de la cuisine, m&apos;attendait un énormesque gigantissimo tas de vaisselle.
















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		<issued>2008-06-01T13:57:51Z</issued>
		<modified>2008-06-01T14:16:33Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[&#160;
<div><span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); font-family: Tahoma; "><span style="font-family: 'Times New Roman'; "><img title="" width="100" height="100" align="left" alt="" src="http://chaussettesshow.viabloga.com/images/desordre100px.jpg" /><span class="Apple-style-span" style="font-size: 20px; ">Quand j'ai vu à l'affiche, la pièce "&#160;Au milieu du désordre", j'ai d'abord cru que mon appartement avait été mis en scène.&#160;</span></span><span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Lucida Grande'; font-size: 20px; ">
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<div><span style="font-family: 'Times New Roman'; ">Fausse alerte! La vaisselle sans entracte, vous imaginez.. Non vous n'imaginez pas.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Times New Roman'; ">La réalité se passe dans un tout autre théâtre: le Périscope, mon préféré.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Times New Roman'; ">&#160;</span></div>
<div><span style="font-family: 'Times New Roman'; ">Le cadre et le sujet de la pièce, plutôt intimistes, il ne manque plus qu'une couette et un pyjama pour se sentir vraiment chez-soi.&#160;</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Times New Roman'; ">Sur une minuscule table pliante et suppliante, Pierre Meunier, un hexagonal, empile des pierres dans la lumière caressante d'un projecteur, il nous parle alors de l'urgence ou de la non-urgence du tas. Et oui... Ça a de la profondeur, un tas.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Times New Roman'; ">Si son concitoyen,<b>&#160;</b>Le Guillerm,&#160;autre teneur d'affiche de ce Carrefour&#160;<a style="color: rgb(3, 2, 4); text-decoration: none; " href="http://www.carrefourtheatre.qc.ca/">(<span style="color: rgb(128, 0, 0); ">Carrefour international de théâtre de Québec</span>)</a>,&#160;avec son fameux&#160;Secret, flirte constamment avec le point de rupture de la gravité, Meunier, lui, taquine le point de rencontre de l'apesanteur et de la légèreté.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Times New Roman'; ">Enfin, on peut dire les choses comme ça, oui on peut.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Times New Roman'; ">&#160;Abondance de citations, ainsi ai-je appris lors de cette pièce que l' Héraclite n'est pas une roche plutonique, comme je le croyais mais bien un philosophe Grec. Zut!</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Times New Roman'; ">Meunier fait son numéro-minéraux, il empile les cailloux, déroule les mots. Nous invite à une symphonie de ressorts. Les caillasses préhistoriques dansent au bout des serpentins de métal. Poésie ou mouvement perpétuel, le bonheur est là.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Times New Roman'; ">Alors une pensée me traverse l'esprit. Je me souviens avoir vu, il y a longtemps, dans un pays granitique, des paysans, passer leur temps à ramasser des pierres dans les champs pour en faire des murets. Tradition gallo-Romaine, depuis des siècles, on "décaillasse" les champs pour que le brabant ne s'y brise pas, pour que l'herbe y pousse mieux. Meunier, dans sa sensibilité de l'amoncellement, a certainement vu ces mêmes images, ces kilomètres de murets, ces tas en long.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Times New Roman'; ">Au milieu du désordre est un spectacle qui continue de jouer en nous, tout nous le rappelle.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Times New Roman'; ">Ne serait-ce que le soir de la représentation, en rentrant chez-moi, dans mon perchoir, sur le comptoir de la cuisine, m'attendait un énormesque gigantissimo tas de vaisselle.</span></div>
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	<entry>
		<title>Dompteur adopté</title>
		<author>
		<name>camille</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Justement! À propos de Johann Leguillerm, je l&apos;ai rencontré, hier, par hasard, en ville.
Quand on a vu, comme moi, son spectacle: Secret, présenté au carrefour international de Théâtre de Québec, on hésite toujours à s&apos;approcher du bonhomme.


Même si dans son monde à lui, les tigres et les serpents ne sont représentés que par des objets, on a tout de même à faire à un vrai dompteur.  


Vous savez un dompteur de fauves, ça ne marche pas comme tout le monde, ça a toujours un oeil dans le dos. Il a le pas rapide et l&apos;enjambée longue. Le pas des gens qui marchent beaucoup. Ça fait plusieurs fois que je le croise et je peux vous dire qu&apos;il doit mieux connaître la ville à pieds que certains résidents d&apos;ici. On a l&apos;impression que cet artiste, où qu&apos;il soit, investit les lieux.


Rien du touriste, non vraiment pas. Lui il &quot;trace&quot;.


Dans la rue donc...


Ma première impression était de le croiser sans lui parler, pour garder toute la magie de son spectacle auquel j&apos;ai eu le bonheur d&apos;assister.


Midi, droit devant, le dompteur arrive vers moi. je fais quoi, je me transforme en silence et je le laisse passer son chemin ou bien je l&apos;arrête? Mais comment on arrête un dompteur de ménagerie-machinerie?


Et si jamais il me réservait le même rôle qu&apos;il réserve aux lessiveuses, aux livres, aux billots de son cirque... Et si jamais dans la dévalée de son imaginaire, il me prenait moi-aussi pour un tigre. Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr!... Remarquez, j&apos;ai toujours rêvé de devenir un tigre et de rugir sur la ville, mais le fouet, j&apos;aime pas trop.


Alors je me décide, j&apos;aborde ce constructeur de serpent, ce charmeur de cathédrale.


Je lui coupe le chemin. Il s&apos;arrête et me regarde avec ses yeux-menthe glacée. Ça devient dangereux!


Un geste brusque et il pourrait faire de moi un réverbère à tout jamais. je suis prudent.


Je lui dis quelques mots sur le bonheur que j&apos;ai eu de voir son spectacle, sans tomber dans le cliché ou le léchage. je lui dis que sa folie a allumé mon imaginaire. Lui, ne dit rien bien sûr mais ne me lâche pas du regard. Moi non plus! Tiens, je sens une certaine douceur dans son regard.


Puis il finit par me renvoyer un merci très sobre. Vous savez, ces merci, quand le i ne s&apos;envole pas trop. Juste ce qu&apos;il faut.


il entame un sourire. Et puis il continue sa route, vers un quelque part où nous n&apos;irons, vous et moi, probablement jamais.


Et moi aussi je continue ma route, avec la sensation grisante, d&apos;avoir l&apos;espace d&apos;une seconde, frémissement dans le sablier, apprivoisé un dompteur.




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		<issued>2008-05-20T22:38:42Z</issued>
		<modified>2008-05-20T22:51:52Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[<img width="307" height="400" align="left" alt="" src="http://chaussettesshow.viabloga.com/images/cirque_ici.jpg" />&#160;<span class="Apple-style-span" style="font-family: verdana; ">Justement! À propos de Johann Leguillerm, je l'ai rencontré, hier, par hasard, en ville.
<p>Quand on a vu, comme moi, son spectacle: Secret, présenté au carrefour international de Théâtre de Québec, on hésite toujours à s'approcher du bonhomme.</p>
<p>Même si dans son monde à lui, les tigres et les serpents ne sont représentés que par des objets, on a tout de même à faire à un vrai dompteur. &#160;</p>
<p>Vous savez un dompteur de fauves, ça ne marche pas comme tout le monde, ça a toujours un oeil dans le dos. Il a le pas rapide et l'enjambée longue. Le pas des gens qui marchent beaucoup. Ça fait plusieurs fois que je le croise et je peux vous dire qu'il doit mieux connaître la ville à pieds que certains résidents d'ici. On a l'impression que cet artiste, où qu'il soit, investit les lieux.</p>
<p>Rien du touriste, non vraiment pas. Lui il "trace".</p>
<p>Dans la rue donc...</p>
<p>Ma première impression était de le croiser sans lui parler, pour garder toute la magie de son spectacle auquel j'ai eu le bonheur d'assister.</p>
<p>Midi, droit devant, le dompteur arrive vers moi. je fais quoi, je me transforme en silence et je le laisse passer son chemin ou bien je l'arrête? Mais comment on arrête un dompteur de ménagerie-machinerie?</p>
<p>Et si jamais il me réservait le même rôle qu'il réserve aux lessiveuses, aux livres, aux billots de son cirque... Et si jamais dans la dévalée de son imaginaire, il me prenait moi-aussi pour un tigre. Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr!... Remarquez, j'ai toujours rêvé de devenir un tigre et de rugir sur la ville, mais le fouet, j'aime pas trop.</p>
<p>Alors je me décide, j'aborde ce constructeur de serpent, ce charmeur de cathédrale.</p>
<p>Je lui coupe le chemin. Il s'arrête et me regarde avec ses yeux-menthe glacée. Ça devient dangereux!</p>
<p>Un geste brusque et il pourrait faire de moi un réverbère à tout jamais. je suis prudent.</p>
<p>Je lui dis quelques mots sur le bonheur que j'ai eu de voir son spectacle, sans tomber dans le cliché ou le léchage. je lui dis que sa folie a allumé mon imaginaire. Lui, ne dit rien bien sûr mais ne me lâche pas du regard. Moi non plus! Tiens, je sens une certaine douceur dans son regard.</p>
<p>Puis il finit par me renvoyer un merci très sobre. Vous savez, ces merci, quand le i ne s'envole pas trop. Juste ce qu'il faut.</p>
<p>il entame un sourire. Et puis il continue sa route, vers un quelque part où nous n'irons, vous et moi, probablement jamais.</p>
<p>Et moi aussi je continue ma route, avec la sensation grisante, d'avoir l'espace d'une seconde, frémissement dans le sablier,&#160;apprivoisé un dompteur.</p>
</span>]]></content>
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		<title>À visiter</title>
		<author>
		<name>camille</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Un blogue sur la vie théâtrale à Québec



 

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		<issued>2008-05-16T23:06:16Z</issued>
		<modified>2008-06-01T14:19:39Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[<span style="color: rgb(128, 0, 0); "><span class="Apple-style-span" style="text-decoration: underline; "><a href="http://www.voir.ca/blogs/marie_lalibert1/default.aspx">Un blogue sur la vie théâtrale à Québec</a></span></span><span class="Apple-style-span" style="color: rgb(85, 26, 139); text-decoration: underline;"> </span>]]></content>
	</entry>
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		<title>Pigeon vole</title>
		<author>
		<name></name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Il avait un pigeonnier à ciel ouvert, un clocher de plumes d&apos;où s&apos;envolaient les roucoulants. Ses oiseaux-voyageur décollaient en bouquets, des escadrilles entières de Papillotes de Bohème, Lunes de Thuringe, Alouettes Bernoises mais aussi du plus commun, du Bleuté. L&apos;Aéroport de Londres n&apos;avait certes rien inventé en termes de trafic aérien. Chez-lui la tour de contrôle c&apos;était la liberté.

Parfois on faisait appel à ses services, pour être le fournisseur d&apos;un lâcher de colombes lors d&apos;une inauguration préfectorale, une école, un musée, un monument commémoratif.

Alors il apportait ses plus belles plumes blanches, des Colombes d&apos;Orient. 

Après le discours du préfet enrubanné de République, les enfants ouvraient la cage impatiente et les tourterelles nacrées s&apos;envolaient dans une chorégraphie grimpante. Ces quelques secondes où les hommes rêvent aussi d&apos;être des oiseaux. Quelques instants après, le préfet rendait hommage au vin d&apos;honneur dans une buvette tricolore, de pinot des Charentes, de pétillant. Et quelques instants après aussi, les joyeux plumages avaient regagné le rassurant pigeonnier d&quot;origine. Chacun y trouvait alors son compte, et le protocole et le spectacle et l&apos;éleveur de pigeons. 

Dans ce peu de certitude, tous ces oiseaux que l&apos;on porte vraiment en soi, un jour ou l&apos;autre nous reviennent.  </summary>
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		<issued>2008-02-19T02:11:17Z</issued>
		<modified>2008-02-25T05:07:16Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[<img width="167" height="255" align="left" alt="" src="/images/Pigeonnier_LalbenqueA.jpg" />&#160;Il avait un pigeonnier à ciel ouvert, un clocher de plumes d'où s'envolaient les roucoulants. Ses oiseaux-voyageur décollaient en bouquets, des escadrilles entières de Papillotes de Bohème, Lunes de Thuringe, Alouettes Bernoises mais aussi du plus commun, du Bleuté. L'Aéroport de Londres n'avait certes rien inventé en termes de trafic aérien. Chez-lui la tour de contrôle c'était la liberté.<br />
Parfois on faisait appel à ses services, pour être le fournisseur d'un lâcher de colombes lors d'une inauguration préfectorale, une école, un musée, un monument commémoratif.<br />
Alors il apportait ses plus belles plumes blanches, des Colombes d'Orient. <br />
Après le discours du préfet enrubanné de République, les enfants ouvraient la cage impatiente et les tourterelles nacrées s'envolaient dans une chorégraphie grimpante. Ces quelques secondes où les hommes rêvent aussi d'être des oiseaux. Quelques instants après, le préfet rendait hommage au vin d'honneur dans une buvette tricolore, de pinot des Charentes, de pétillant. Et quelques instants après aussi, les joyeux plumages avaient regagné le rassurant pigeonnier d"origine. Chacun y trouvait alors son compte, et le protocole et le spectacle et l'éleveur de pigeons. <br />
Dans ce peu de certitude, tous ces oiseaux que l'on porte vraiment en soi, un jour ou l'autre nous reviennent. &#160;]]></content>
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		<title>Le Bateau-Rhume</title>
		<author>
		<name>camille</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Elle rime en rhume, ses Alexandrins ont froid aux pieds. Voilà plusieurs jours qu&apos;elle est  enfermée chez-elle, dans son appartement du troisième, dans son perchoir aux quatre vents. Elle s&apos;est barricadée, seule, dans son enrhumoire. Une mauvaise grippe, comme s&apos;il y en avait de bonnes, la contraint à tout arrêter. Ça a commencé par la voix, un jour elle s&apos;est levée avec la voix grave de Gretta Shultz.

L&apos;effet était assez rigolo, mais cette mutation n&apos;annonçait en fait rien d&apos;autre qu&apos;un terrible mal de gorge, le réalisme des lames de rasoirs à l&apos;intérieur du cou. À partir de cet instant sa vie est devenue sirop et son ordinaire bouillon. Elle a dû se retrancher dans le dernier carré protégé: son lit! 

Délaissant un peu de coquetterie pour mieux se soigner, thermostat grand ouvert, elle a enfilé les couches de laine, de tout ce qui pouvait lui passer sous la main. Elle a même réinventé ce genre de pelures sur pelures à ne plus savoir où se trouve la couche primaire. Dans ce replie sur elle, elle s&apos;en est remise à la vieille garde, en sortant son plus vieux pyjama, le fidèle compagnon des mauvais jours, le coton fatigué c&apos;est toujours plein de tendresse. Dans son plumard, draps en sueur et couverture au menton, elle navigue la nuit sur une mer très agitée. Des remous, des océans tracassés, des barrières de corail. Comme autrefois les marins emportant du rhum, elle, elle a embarqué sur son bateau des tonnelets de sirop. Un pour la toux, un autre pour la gorge, un pour la congestion, des pastilles aussi, et puis bien sûr une envolée de mouchoirs en papier.  Dans cette odyssée grippale, elle tangue du chalut et dérive sur des rochers d&apos;inquiétude, elle se mouche en Do majeur, et puis la mer se calme un peu. Au petit matin elle jette alors un oeil sur le pont et constate des dégâts de la nuit dernière. Sa chambre c&apos;est Carthage et Tombouctou. Là haut tout là-haut dans son enrhumoire, son microbien intime, ses yeux d&apos;où coulent des larmes de rhume, avec ce fond de lumière qu&apos;on appelle la beauté. </summary>
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		<issued>2008-02-16T23:25:30Z</issued>
		<modified>2008-02-16T23:59:30Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[<img width="299" height="275" align="left" alt="" src="http://chaussettesshow.viabloga.com/images/Chalut_t.jpg" />&#160;Elle rime en rhume, ses Alexandrins ont froid aux pieds. Voilà plusieurs jours qu'elle est &#160;enfermée chez-elle, dans son appartement du troisième, dans son perchoir aux quatre vents. Elle s'est barricadée, seule, dans son enrhumoire. Une mauvaise grippe, comme s'il y en avait de bonnes, la contraint à tout arrêter. Ça a commencé par la voix, un jour elle s'est levée avec la voix grave de Gretta Shultz.<br />
L'effet était assez rigolo, mais cette mutation n'annonçait en fait rien d'autre qu'un terrible mal de gorge, le réalisme des lames de rasoirs à l'intérieur du cou. À partir de cet instant sa vie est devenue sirop et son ordinaire bouillon. Elle a dû se retrancher dans le dernier carré protégé: son lit! <br />
Délaissant un peu de coquetterie pour mieux se soigner, thermostat grand ouvert, elle a enfilé les couches de laine, de tout ce qui pouvait lui passer sous la main. Elle a même réinventé ce genre de pelures sur pelures à ne plus savoir où se trouve la couche primaire. Dans ce replie sur elle, elle s'en est remise à la vieille garde, en sortant son plus vieux pyjama, le fidèle compagnon des mauvais jours, le coton fatigué c'est toujours plein de tendresse. Dans son plumard, draps en sueur et couverture au menton, elle navigue la nuit sur une mer très agitée. Des remous, des océans tracassés, des barrières de corail. Comme autrefois les marins emportant du rhum, elle, elle a embarqué sur son bateau des tonnelets de sirop. Un pour la toux, un autre pour la gorge, un pour la congestion, des pastilles aussi, et puis bien sûr une envolée de mouchoirs en papier. &#160;Dans cette odyssée grippale, elle tangue du chalut et dérive sur des rochers d'inquiétude, elle se mouche en Do majeur, et puis la mer se calme un peu. Au petit matin elle jette alors un oeil sur le pont et constate des dégâts de la nuit dernière. Sa chambre c'est Carthage et Tombouctou. Là haut tout là-haut dans son enrhumoire, son microbien intime, ses yeux d'où coulent des larmes de rhume, avec ce fond de lumière qu'on appelle la beauté.&#160;]]></content>
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		<title>Cancritude</title>
		<author>
		<name>camille</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">On peut dire que le métier de prof est considéré comme un métier très classe en général. Les profs parlent souvent du bout de l&apos;élève pour ne pas froisser ces chers étudiants. Corriger sans donner de correction, le seul milieu où il faut garder ses droits et rendre ses devoirs.

Quand j&apos;étais jeune, à l&apos;école primaire, nous apprenions à écrire avec de vraies plumes, l&apos;encrier dans le coin du pupitre. C&apos;est drôle toutes ces consonnes qui restaient tapies dans le fond de l&apos;encrier alors que les voyelles flottaient joyeusement à la surface. Heureusement pour nous, les y et les w naviguaient en encre profonde. Ce qui ne nous empêchait pas de faire des fautes d&apos;orthographe.

Nous laissions derrière nous des fautes d&apos;orthographe comme le petit poucet des cailloux, pour laisser des traces de soi.

Une légère dyslexie empreinte de poésie, l&apos;encrier se transformait alors en cancrier. Mauvais buvard trop bavard, cancriers cancritude!

Les cancres ont inventé les buissons et les fenêtres. Toute mon enfance, j&apos;ai cru que la marge de mes cahiers n&apos;était autre que le grand espace à droite de la page.









 




</summary>
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		<id>http://chaussettesshow.viabloga.com/news/cancritude</id>
		<issued>2008-02-16T16:45:29Z</issued>
		<modified>2008-02-16T23:43:55Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[<img width="335" height="442" align="left" alt="" src="/images/resize_php.jpeg" />On peut dire que le métier de prof est considéré comme un métier très classe en général. Les profs parlent souvent du bout de l'élève pour ne pas froisser ces chers étudiants. Corriger sans donner de correction, le seul milieu où il faut garder ses droits et rendre ses devoirs.<br />
Quand j'étais jeune, à l'école primaire, nous apprenions à écrire avec de vraies plumes, l'encrier dans le coin du pupitre. C'est drôle toutes ces consonnes qui restaient tapies dans le fond de l'encrier alors que les voyelles flottaient joyeusement à la surface. Heureusement pour nous, les y et les w naviguaient en encre profonde. Ce qui ne nous empêchait pas de faire des fautes d'orthographe.<br />
Nous laissions derrière nous des fautes d'orthographe comme le petit poucet des cailloux, pour laisser des traces de soi.<br />
Une légère dyslexie empreinte de poésie, l'encrier se transformait alors en cancrier. Mauvais buvard trop bavard, cancriers cancritude!<br />
Les cancres ont inventé les buissons et les fenêtres. Toute mon enfance, j'ai cru que la marge de mes cahiers n'était autre que le grand espace à droite de la page.<br />
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<p class="MsoNormal" style="mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;
text-autospace:none"><img width="110" height="144" alt="" src="/images/9782352040088.gif" /><span class="Apple-style-span" style="font-family: LucidaGrande;"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;
text-autospace:none"><span lang="FR" style="font-size:10.0pt;font-family:LucidaGrande;
mso-ansi-language:FR">&#160;<o:p></o:p></span></p>
<!--EndFragment-->]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>La Croûte et la Mie</title>
		<author>
		<name>camille</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">  Jadis rétro regard je me souviens, j&apos;étais jeune et tendre. J&apos;étais mie au coeur du coeur, au coeur du pain. Mie chaude, mie riche et épaisse, expansive, nourrie par le plus puissant des levains. J&apos;étais alors une explosion de joie, un univers  conquérant. Mon soleil c&apos;était le four à bois.

Mais le temps m&apos;a menti, aujourd&apos;hui je ne me reconnais plus ou bien je me reconnais trop. Mie parfumée et gourmande, sans m&apos;en rendre compte, mon centre de gravité s&apos;est déplacé de plus en plus vers l&apos;extérieur, m&apos;éloignant de ce coeur maternel que j&apos;aimais tant. Et puis un matin je me suis sentie croûte, croûte assez tendre il est vrai mais croûte quand même.  Si la métamorphose s&apos;était arrêtée là tout n&apos;aurait pas été aussi grave. De croûte tendre je suis passée au stade de croûte dure et de plus en plus de mauvaise humeur comme le sont toutes les vieilles croûtes. Puis je devins carrément croûton , vieux croûton grognon, frileux cassant et dur terriblement dur, plus dur que de la Pierre.

Vieux croûton croûte que croûte, sans mie et sans amis, rassi, mais pas raciste.

Maintenant dans mon croûtonnesque, j&apos;entends parfois les jeunes mies insouciantes qui chantonnent des joyeux refrains d&apos;amidon.

Ha petites, si vous saviez, si vous saviez, ce monde finira par vous assécher complètement vous aussi. Vous ne chanterez plus les joies de la fraîcheur.

Vous aussi vous deviendrez irascibles dans le rassi, alors votre seule utilité ne sera désormais plus que de faire le bonheur de quelques pigeons déplumés.</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://chaussettesshow.viabloga.com/news/la-croute-et-la-mie"/>
		<id>http://chaussettesshow.viabloga.com/news/la-croute-et-la-mie</id>
		<issued>2008-02-13T16:59:45Z</issued>
		<modified>2008-02-13T20:18:09Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[<img width="0" height="0" alt="" src="/images/Pain.jpg" /><img width="291" height="218" align="left" alt="" src="/images/Pain.jpg" />&#160;&#160;Jadis rétro regard je me souviens, j'étais jeune et tendre. J'étais mie au coeur du coeur, au coeur du pain. Mie chaude, mie riche et épaisse, expansive, nourrie par le plus puissant des levains. J'étais alors une explosion de joie, un univers &#160;conquérant. Mon soleil c'était le four à bois.<br />
Mais le temps m'a menti, aujourd'hui je ne me reconnais plus ou bien je me reconnais trop. Mie parfumée et gourmande, sans m'en rendre compte, mon centre de gravité s'est déplacé de plus en plus vers l'extérieur, m'éloignant de ce coeur maternel que j'aimais tant. Et puis un matin je me suis sentie croûte, croûte assez tendre il est vrai mais croûte quand même. &#160;Si la métamorphose s'était arrêtée là tout n'aurait pas été aussi grave. De croûte tendre je suis passée au stade de croûte dure et de plus en plus de mauvaise humeur comme le sont toutes les vieilles croûtes. Puis je devins carrément croûton , vieux croûton grognon, frileux cassant et dur terriblement dur, plus dur que de la Pierre.<br />
Vieux croûton croûte que croûte, sans mie et sans amis, rassi, mais pas raciste.<br />
Maintenant dans mon croûtonnesque, j'entends parfois les jeunes mies insouciantes qui chantonnent des joyeux refrains d'amidon.<br />
Ha petites, si vous saviez, si vous saviez, ce monde finira par vous assécher complètement vous aussi. Vous ne chanterez plus les joies de la fraîcheur.<br />
Vous aussi vous deviendrez irascibles dans le rassi, alors votre seule utilité ne sera désormais plus que de faire le bonheur de quelques pigeons déplumés.]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>La porte</title>
		<author>
		<name>camille</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Nos yeux promeneurs le soir sur les remparts de la ville, Janvier endormi.

Nos pas mesurés, la glace est susceptible. Il faut habiter l&apos;hiver pour savoir ce qu&apos;est vraiment un trottoir de froid. Les villes, la nuit se font toujours pardonner de ce qu&apos;elles sont le jour, tout y est si calme.

Je marche avec elle des sentiers de neige, je marche des mots, des phrases emmitouflées. Alors elle me livre un secret. Elle m&apos;emmène devant une fenêtre allumée au premier étage d&apos;une maison, où de dehors l&apos;on y voit une charmante bibliothèque, une toute petite pièce.

Un peu voyeurs, un peu glaneurs, nous sommes attirés par l&apos;intimité du lieu. Tous les murs sont entourés de livres. Des lignes d&apos;ouvrages, des escarpes de bouquins, un quartier général mué en cocon. Mais le secret n&apos;est pas vraiment là, dans ce potager littéraire, mon amie me dévoile alors une chose étrange, un détail qu&apos;elle seule a remarqué: il n&apos;y a aucune porte. Depuis le trottoir, nous essayons par tous les angles de déceler la moindre ouverture pour accéder à cette pièce, rien.

Ce pourrait-il que de cette chambre littéraire n&apos;ait aucune mais vraiment aucune porte d&apos;accès?

Trop s&apos;attarder sous une fenêtre éclairée la nuit pourrait être mal interprété. Le voisinage et les policiers comprendraient-ils que nous ne faisons pas du voyeurisme mais que nous cherchons une porte. Une porte qui ne nous appartient pas c&apos;est vrai mais qui est tout de même très importante.

Alors nous partons sans réponse et sans porte, donner à notre promenade les pas du retour.

 

À moins que le seul moyen de pénétrer dans cette pièce soit tout simplement d&apos;entrer dans un livre, Prévert ou Cervantes, pour en sortir de la même façon,

Il est précieux d&apos;avoir une amie qui vous éveille aux secrets invisibles. J&apos;espère de tout coeur qu&apos;elle saura trouver toutes les portes en moi, et moi toutes les portes en elle. 

 </summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://chaussettesshow.viabloga.com/news/le-jardin-livres"/>
		<id>http://chaussettesshow.viabloga.com/news/le-jardin-livres</id>
		<issued>2008-02-09T16:54:12Z</issued>
		<modified>2008-06-26T00:59:44Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[<img width="1" height="1" alt="" src="/images/spaceball.gif" /><img width="266" height="450" align="left" alt="" src="/images/13504309_p.jpg" />Nos yeux promeneurs le soir sur les remparts de la ville, Janvier endormi.<br />
Nos pas mesurés, la glace est susceptible. Il faut habiter l'hiver pour savoir ce qu'est vraiment un trottoir de froid. Les villes, la nuit se font toujours pardonner de ce qu'elles sont le jour, tout y est si calme.<br />
Je marche avec elle des sentiers de neige, je marche des mots, des phrases emmitouflées. Alors elle me livre un secret. Elle m'emmène devant une fenêtre allumée au premier étage d'une maison, où de dehors l'on y voit une charmante bibliothèque, une toute petite pièce.<br />
Un peu voyeurs, un peu glaneurs, nous sommes attirés par l'intimité du lieu. Tous les murs sont entourés de livres. Des lignes d'ouvrages, des escarpes de bouquins, un quartier général mué en cocon. Mais le secret n'est pas vraiment là, dans ce potager littéraire, mon amie me dévoile alors une chose étrange, un détail qu'elle seule a remarqué: il n'y a aucune porte. Depuis le trottoir, nous essayons par tous les angles de déceler la moindre ouverture pour accéder à cette pièce, rien.<br />
Ce pourrait-il que de cette chambre littéraire n'ait aucune mais vraiment aucune porte d'accès?<br />
Trop s'attarder sous une fenêtre éclairée la nuit pourrait être mal interprété. Le voisinage et les policiers comprendraient-ils que nous ne faisons pas du voyeurisme mais que nous cherchons une porte. Une porte qui ne nous appartient pas c'est vrai mais qui est tout de même très importante.<br />
Alors nous partons sans réponse et sans porte, donner à notre promenade les pas du retour.<br />
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À moins que le seul moyen de pénétrer dans cette pièce soit tout simplement d'entrer dans un livre, Prévert ou Cervantes, pour en sortir de la même façon,<br />
Il est précieux d'avoir une amie qui vous éveille aux secrets invisibles. J'espère de tout coeur qu'elle saura trouver toutes les portes en moi, et moi toutes les portes en elle.&#160;<br />
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	<entry>
		<title>Le Tourbouillon</title>
		<author>
		<name>Max</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Un peu de cuisine! Il aurait été charmant d&apos;évoquer le clafouti aux cerises de nos gourmandises buissonnières, sur fond de carte postale. Vous savez le truc que la grand-mère farine dans une jatte avec deux cents grammes de beurre et autant de nostalgie. 

Cependant, je préfère vous livrer un autre secret de bouche: la recette du Tourbouillon.

En fait de recette, une expédition devrait-on dire.

Alors vous prenez deux pattes de poule, deux pattes raides de vieilles poule, ne cherchez pas dans le détail, des pattes c&apos;est des pattes. Vous les placez dans une grande casserole, de toutes les grandes casseroles d&apos;eau en train de bouillir. Ensuite vous ajoutez un gros &quot;toignon&quot; et non pas un gros oignon. Le gros Toignon est moins échalotté que l&apos;oignon, ne cherchez pas non plus. Attention, ne vous méprenez pas, vous n&apos;êtes pas en train de faire un simple bouillon de poulet, il n&apos;y a rien d&apos;ordinaire dans cette recette. 

Au bout d&apos;une heure de bulles bouillonnantes, vous prenez une grande cuiller en bois et là, commence le véritable travail de la recette. Vous tournez l&apos;appareil dans le sens des aiguilles d&apos;une montre à quartz ou dans son sens contraire. Vous tournez, tournez, tournez, tournez  dans le tourbillonesque tourbouillonesque sans vous arrêter et sans vous retournez.

Vous observez un mouvement circulaire très rapide. Vous devez redoubler d&apos;effort et tourner encore plus vite, sans vous brûler cependant. 

On arrive au coeur du processus, l&apos;étape cruciale où vous avez dépassé la zone de la cuisine pour entrer dans celle de la chimie et de la physique nucléaire.

Vous avez dans votre casserole une centrifugeuse à poulet, dont l&apos;oeil dégage une énergie considérable. Une erreur de manipulation pourrait avoir de fâcheuses conséquences puisque vous flirtez avec le nucléaire. Et vous savez bien que quand un atome se fâche, il faut assez longtemps avant qu&apos;il ne se calme. N&apos;ayez crainte avec un bon tablier de cuisine, vous serez à l&apos;abris des radiations. 

En termes mathématiques vous avez dans votre casserole l&apos;équation flottante méga- évolutive, une cousine germaine de la fameuse théorie de la relativité. 

En termes d&apos;ordinaire, vous avez un magnifique bouillon de poulet, certainement le plus pressé de tous les bouillons de poulet. Ah oui j&apos;oubliais, une bonne pincée de sel!





 





 </summary>
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		<id>http://chaussettesshow.viabloga.com/news/le-tourbouillon</id>
		<issued>2008-02-08T15:52:08Z</issued>
		<modified>2008-02-09T01:30:50Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[<img width="300" height="233" align="left" alt="" src="/images/ustensiles_de_cuisine_1282.jpg" />Un peu de cuisine! Il aurait été charmant d'évoquer le clafouti aux cerises de nos gourmandises buissonnières, sur fond de carte postale. Vous savez le truc que la grand-mère farine dans une jatte avec deux cents grammes de beurre et autant de nostalgie. <br />
Cependant, je préfère vous livrer un autre secret de bouche: la recette du Tourbouillon.<br />
En fait de recette, une expédition devrait-on dire.<br />
Alors vous prenez deux pattes de poule, deux pattes raides de vieilles poule, ne cherchez pas dans le détail, des pattes c'est des pattes. Vous les placez dans une grande casserole, de toutes les grandes casseroles d'eau en train de bouillir. Ensuite vous ajoutez un gros "toignon" et non pas un gros oignon. Le gros Toignon est moins échalotté que l'oignon, ne cherchez pas non plus. Attention, ne vous méprenez pas, vous n'êtes pas en train de faire un simple bouillon de poulet, il n'y a rien d'ordinaire dans cette recette.&#160;<br />
Au bout d'une heure de bulles bouillonnantes, vous prenez une grande cuiller en bois et là, commence le véritable travail de la recette. Vous tournez l'appareil dans le sens des aiguilles d'une montre à quartz ou dans son sens contraire. Vous tournez, tournez, tournez, tournez &#160;dans le tourbillonesque tourbouillonesque sans vous arrêter et sans vous retournez.<img width="300" height="203" align="right" alt="" src="/images/ustensiles_de_cuisine_1293.jpg" /><br />
Vous observez un mouvement circulaire très rapide. Vous devez redoubler d'effort et tourner encore plus vite, sans vous brûler cependant.&#160;<br />
On arrive au coeur du processus, l'étape cruciale où vous avez dépassé la zone de la cuisine pour entrer dans celle de la chimie et de la physique nucléaire.<br />
Vous avez dans votre casserole une centrifugeuse à poulet, dont l'oeil dégage une énergie considérable. Une erreur de manipulation pourrait avoir de fâcheuses conséquences puisque vous flirtez avec le nucléaire. Et vous savez bien que quand un atome se fâche, il faut assez longtemps avant qu'il ne se calme. N'ayez crainte avec un bon tablier de cuisine, vous serez à l'abris des radiations.&#160;<br />
En termes mathématiques vous avez dans votre casserole l'équation flottante méga- évolutive, une cousine germaine de la fameuse théorie de la relativité. <br />
En termes d'ordinaire, vous avez un magnifique bouillon de poulet, certainement le plus pressé de tous les bouillons de poulet. Ah oui j'oubliais, une bonne pincée de sel!<br />
<img width="180" height="179" alt="" src="http://chaussettesshow.viabloga.com/images/180px_D_t_fusion.png" /><br />
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	</entry>
	<entry>
		<title>Une île</title>
		<author>
		<name>camille</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Il y a des matins où l&apos;enfance vous tire par le bras, d&apos;une invitation muette, là au milieu du présent. Une enfance dans un autre pays, très loin, très longtemps.

Les sabots d&apos;un cheval sur le caillou aride de la route, tirant une voiture de bohémiens. Pour freiner la descente de l&apos;attelage, les enfants du voyage s&apos;entassent sur un vieux pneu attaché par une corde à l&apos;arrière de la maison roulante. Ils rient tous de bon coeur, de cette vue imprenable sur la liberté. Comment ne pas rire quand un pneu à la traîne d&apos;une maigre corde, devient subitement une île, une île sur laquelle il faut tenir en équilibre comme sur le dernier des rochers? L&apos;un a déjà perdu, il a posé le pied à terre, sa soeur l&apos;a poussé. Parfois l&apos;esprit de compétition prévaut sur l&apos;entente comme une chamaille de fin de colonne. Ce système de freinage par frottement n&apos;arrive pas vraiment à réduire l&apos;urgence de la pente, le cheval se cramponne à ses sabots.  

Souvenirs évadés, mirages en carriole, aussi ne vous demandez pas pourquoi aujourd&apos;hui, devant un pneu à la renverse, je ne vois rien d&apos;autre qu&apos;une île, une île pleine d&apos;enfants. 

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://chaussettesshow.viabloga.com/news/sans-titre"/>
		<id>http://chaussettesshow.viabloga.com/news/sans-titre</id>
		<issued>2008-02-07T15:42:48Z</issued>
		<modified>2008-02-09T01:50:04Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[&#160;Il y a des matins où l'enfance vous tire par le bras, d'une invitation muette, là au milieu du présent. Une enfance dans un autre pays, très loin, très longtemps.<br />
<img width="200" height="137" align="left" alt="" src="/images/vigcampementsaintes7.jpg" />Les sabots d'un cheval sur le caillou aride de la route, tirant une voiture de bohémiens. Pour freiner la descente de l'attelage, les enfants du voyage s'entassent sur un vieux pneu attaché par une corde à l'arrière de la maison roulante. Ils rient tous de bon coeur, de cette vue imprenable sur la liberté. Comment ne pas rire quand un pneu à la traîne d'une maigre corde, devient subitement une île, une île sur laquelle il faut tenir en équilibre comme sur le dernier des rochers? L'un a déjà perdu, il a posé le pied à terre, sa soeur l'a poussé. Parfois l'esprit de&#160;compétition prévaut sur l'entente comme une chamaille de fin de colonne. Ce système de freinage par frottement n'arrive pas vraiment à réduire l'urgence de la pente, le cheval se cramponne à ses sabots. &#160;<br />
Souvenirs évadés, mirages en carriole, aussi ne vous demandez pas pourquoi aujourd'hui, devant un pneu à la renverse, je ne vois rien d'autre qu'une île, une île pleine&#160;d'enfants.&#160;<br />
<img width="500" height="444" align="left" alt="" src="/images/ME0000053257_3.jpg" />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Un soir d&apos;été</title>
		<author>
		<name>camille</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> 





























Une statue sur un socle, dans 

un parc, un socle d&apos;histoire. Un bras d&apos;épée tendu proclamant la victoire à venir, debout sur des étriers d&apos;argent. Un cheval à la bride colérique, porteur d&apos;une légende. Il faut, paraît-il, savoir lire le langage des statues pour mieux comprendre l&apos;histoire. Ainsi du cheval, une patte en l&apos;air souligne l&apos;audace au combat. Deux pattes en l&apos;air, cabré sur l&apos;arrière, dénote la mort sur le champs de bataille. 



De nombreuses figures mortes dans leur lit, après avoir bu un bouillon de poulet auraient tant aimé, être sculptées dans le posthume, sur un cheval avec deux sabots à l&apos;horizontal. La gloire et le confort n&apos;ont pas d&apos;antichambre commune.

Dans le cas de Jeanne D&apos;arc, il est à se demander quel destin aurait été meilleur pour elle, vu le dénouement de son épopée.

À Québec, à plus de cinq siècles et à cinq milles kilomètres de la France, une statue de la Pucelle veille sur l&apos;histoire, juste en face des plaines d&apos;Abraham où les Anglais et les Français se sont âprement disputés l&apos;Amérique en 1760. Un peu esseulée, dans cette terre lointaine c&apos;est vrai, au milieu des touristes qui ne comprennent pas toujours la signification de son origine. À la lueur des lampes de jardins, quelques attardés se contorssionnent les cervicales pour lire la pierre gravée et admirer la posture de ce tandem guerrier, où la soldatesque et son coursier ne font qu&apos;un. 

Dans la douceur de ce soir d&apos;été, il y a aussi un homme et une femme dans un côte à côte enfantin, ils reviennent d&apos;un Picnic, de ces soirs de salami champêtre quand le jour s&apos;éteint en larmes dorées dans le Fleuve St-Laurent, quand le camembert somnole à l&apos;air libre sous sa peau de velours. Une couverture posée sur l&apos;herbe, un peu de vent dans les branches, un peu de feuilles aussi.

Ils plongent leur regard dans la statue. Quand Jeanne D&apos;arc se trouve sur votre chemin de retour, comment ne pas s&apos;arrêter? Les plaisanteries font bien vite concurrence aux questionnements, qu&apos;importe, les statues sont toujours un peu imperméables aux plaisanteries. L&apos;homme, lui, y va de quelques taquineries potaches mais le monument en impose. La femme sourit tendrement de cette envolée d&apos;esprit nocturne encouragé par le petit rosé du repas. Une pluie de cheveux ruisselle dans son dos, son visage est un bonheur sucré.

 Quelques siècles d&apos;histoire, un instant de tendresse, Quand une statue, fer de lame et  Plastron d&apos;armure, réunit depuis sa légende, les doux regards des gens qui s&apos;aiment. 


</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://chaussettesshow.viabloga.com/news/jeanne-2"/>
		<id>http://chaussettesshow.viabloga.com/news/jeanne-2</id>
		<issued>2008-02-06T19:42:06Z</issued>
		<modified>2008-02-09T02:21:21Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[&#160;<br />
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Une statue sur un socle, dans <br />
un parc, un socle d'histoire. Un bras d'épée tendu proclamant la victoire à venir, debout sur des étriers d'argent. Un cheval à la bride colérique, porteur d'une légende. Il faut, paraît-il, savoir lire le langage des statues pour mieux comprendre l'histoire. Ainsi du cheval, une patte en l'air souligne l'audace au combat. Deux pattes en l'air, cabré sur l'arrière, dénote la mort sur le champs de bataille. <br />
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De nombreuses figures mortes dans leur lit, après avoir bu un bouillon de poulet auraient tant aimé, être sculptées dans le posthume, sur un cheval avec deux sabots à l'horizontal. La gloire et le confort n'ont pas d'antichambre commune.<br />
Dans le cas de Jeanne D'arc, il est à se demander quel destin aurait été meilleur pour elle, vu le dénouement de son épopée.<br />
À Québec, à plus de cinq siècles et à cinq milles kilomètres de la France, une statue de la Pucelle veille sur l'histoire, juste en face des plaines d'Abraham où les Anglais et les Français se sont âprement disputés l'Amérique en 1760. Un peu esseulée, dans cette terre lointaine c'est vrai, au milieu des touristes qui ne comprennent pas toujours la signification de son origine. À la lueur des lampes de jardins, quelques attardés se contorssionnent les cervicales pour lire la pierre gravée et admirer la posture de ce tandem guerrier, où la soldatesque et son coursier ne font qu'un. <br />
Dans la douceur de ce soir d'été, il y a aussi un homme et une femme dans un côte à côte enfantin, ils reviennent d'un Picnic, de ces soirs de salami champêtre quand le jour s'éteint en larmes dorées dans le Fleuve St-Laurent, quand le camembert somnole à l'air libre sous sa peau de velours. Une couverture posée sur l'herbe, un peu de vent dans les branches, un peu de feuilles aussi.<br />
Ils plongent leur regard dans la statue. Quand Jeanne D'arc se trouve sur votre chemin de retour, comment ne pas s'arrêter? Les plaisanteries font bien vite concurrence aux questionnements, qu'importe, les statues sont toujours un peu imperméables aux plaisanteries. L'homme, lui, y va de quelques taquineries potaches mais le monument en impose. La femme sourit tendrement de cette envolée d'esprit nocturne encouragé par le petit rosé du repas. Une pluie de cheveux ruisselle dans son dos, son visage est un bonheur sucré.<br />
&#160;Quelques siècles d'histoire, un instant de tendresse, Quand une statue, fer de lame et &#160;Plastron d'armure, réunit depuis sa légende, les doux regards des gens qui s'aiment.&#160;<br />
<br />]]></content>
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	<entry>
		<title>The Piano </title>
		<author>
		<name></name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> http://www.wideo.fr/p/fr/iLyROoaftJRK.html

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://chaussettesshow.viabloga.com/news/piano"/>
		<id>http://chaussettesshow.viabloga.com/news/piano</id>
		<issued>2008-02-03T20:41:56Z</issued>
		<modified>2008-02-04T17:54:42Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[&#160;<span class="Apple-style-span" style="color: rgb(241, 151, 75); font-family: Times; "><a href="http://www.wideo.fr/p/fr/iLyROoaftJRK.html">http://www.wideo.fr/p/fr/iLyROoaftJRK.html</a></span>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Grenauds et Crapouilles</title>
		<author>
		<name>camille</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Les défenseurs de la faune s&apos;inquiètent du pauvre sort de la communauté des batraciens traversant nos routes l&apos;été. Quand l&apos;asphalte est encore pleine de la chaleur du soleil, à cette heure où les criquets criquettent, où le jour s&apos;évanouit d&apos;un souffle d&apos;horizon. Cette balade crapotante, cette transhumance grenouillante se termine souvent sous les roues d&apos;une autre grenouille en métal avec des yeux de lumière. Triste sort! Mourir pendant la saison des amours, triste triste sort.

Devant un tel batracide, on a bien essayé de mettre en place des moyens pour que  crapauds grenouilles puissent traverser les routes sans y laisser leur peau déjà si mince. Ainsi est né le crapeauduc, une voie, un couloir dans lequel les croassants  peuvent  se déplacer sans y perdre la vie. Mais les conseillers municipaux dédaignent toujours à sortir écus pour épargner les grenouilles. D&apos;ailleurs est-il bon de préciser que ce ne sont pas les batraciens qui traversent nos routes mais nos routes qui empiètent sur leur territoire.

Cependant dans la vie, par quel revirement, les rôles viennent subitement  à s&apos;inverser. Un beau soir d&apos;octobre, quand l&apos;automne imite l&apos;été, à la lumière fatiguée d&apos;une lampe électrique. Dans le sombre feuillu, au milieu d&apos;un carré d&apos;herbe à quelques pas d&apos;un pommier une surprise. Non pas une grenouille mais une voiture, une voiture aux phares éteints dans la nuit éteinte, une voiture avec un collier de feuilles autour du capot. Une voiture qui traverse la nuit, la tôle un peu usée, le ressort un peu endormi. Que fait-elle là et où va t-elle dans sa solitude de pare-chocs? Le savoir serait ne plus le deviner. Non, chers grenouilles et crapauds sous le clair de lune non, vous n&apos;êtes pas les seuls à traverser la nuit clandestine!







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		<issued>2008-02-03T19:09:35Z</issued>
		<modified>2008-02-03T19:49:11Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[&#160;<span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); font-family: Tahoma; ">Les défenseurs de la faune s'inquiètent du pauvre sort de la communauté des batraciens traversant nos routes l'été. Quand l'asphalte est encore pleine de la chaleur du soleil, à cette heure où les criquets criquettent, où le jour s'évanouit d'un souffle d'horizon. Cette balade crapotante, cette transhumance grenouillante se termine souvent sous les roues d'une autre grenouille en métal avec des yeux de lumière. Triste sort! Mourir pendant la saison des amours, triste triste sort.<br />
Devant un tel batracide, on a bien essayé de mettre en place des moyens pour que &#160;crapauds grenouilles puissent traverser les routes sans y laisser leur peau déjà si mince. Ainsi est né le crapeauduc, une voie, un couloir dans lequel les croassants &#160;peuvent &#160;se déplacer sans y perdre la vie. Mais les conseillers municipaux dédaignent toujours à sortir écus pour épargner les grenouilles. D'ailleurs est-il bon de préciser que ce ne sont pas les batraciens qui traversent nos routes mais nos routes qui empiètent sur leur territoire.<img title="" width="230" vspace="9" height="172" align="left" alt="" src="http://chaussettesshow.viabloga.com/images/voiture_3.jpg" /><br />
Cependant dans la vie, par quel revirement, les rôles viennent subitement &#160;à s'inverser. Un beau soir d'octobre, quand l'automne imite l'été, à la lumière fatiguée d'une lampe électrique. Dans le sombre feuillu, au milieu d'un carré d'herbe à quelques pas d'un pommier une surprise. Non pas une grenouille mais une voiture, une voiture aux phares éteints dans la nuit éteinte, une voiture avec un collier de feuilles autour du capot. Une voiture qui traverse la nuit, la tôle un peu usée, le ressort un peu endormi. Que fait-elle là et où va t-elle dans sa solitude de pare-chocs? Le savoir serait ne plus le deviner. Non, chers grenouilles et crapauds sous le clair de lune non, vous n'êtes pas les seuls à traverser la nuit clandestine<a title=" -- Cliquer pour voir l'image en entier" target="_blank" style="color: rgb(0, 0, 102); text-decoration: none; " href="http://chaussettesshow.viabloga.com/images/Voiture.jpg"><img border="0" width="0" height="0" align="absmiddle" alt="" style="border-top-style: none; border-right-style: none; border-bottom-style: none; border-left-style: none; border-width: initial; border-color: initial; text-decoration: none; " src="http://chaussettesshow.viabloga.com/images/Voiture_t.jpg" /></a>!</span>
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		<title>La recette facile d&apos;un véritable hiver</title>
		<author>
		<name>camille</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">  

Montez les blancs en neige et saupoudrez la préparation d&apos;une généreuse poudrerie, si possible un vent horizontal de 75 km/h avec de la grêle, pas moins. Bien mélanger le tout en frissonnant et puis remiser au congélateur. Réglez le congélateur à moins trente degrés et voilà le tour est joué. Ainsi pendant six mois et vous aurez un véritable hiver québécois à portée de main, le jour ou la nuit, quand vous devez aller au travail, quand le chien veut faire pipi dehors, quand votre batterie de voiture a les accus dans les pneus. Enfin bref.. vous avez compris. Bon la prochaine recette nous verrons l&apos;art de déglacer mais vous comprendrez que ce n&apos;est pas pour tout de suite. 

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		<issued>2008-02-03T19:07:46Z</issued>
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Montez les blancs en neige et saupoudrez la préparation d'une généreuse poudrerie, si possible un vent horizontal de 75 km/h avec de la grêle, pas moins. Bien mélanger le tout en frissonnant et puis remiser au congélateur. Réglez le congélateur à moins trente degrés et voilà le tour est joué. Ainsi pendant six mois et vous aurez un véritable hiver québécois à portée de main, le jour ou la nuit, quand vous devez aller au travail, quand le chien veut faire pipi dehors, quand votre batterie de voiture a les accus dans les pneus. Enfin bref.. vous avez compris. Bon la prochaine recette nous verrons l'art de déglacer mais vous comprendrez que ce n'est pas pour tout de suite.&#160;</span>]]></content>
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		<title>Extrait de mon dernier manuscrit</title>
		<author>
		<name>max</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> 
Le bibliobus écume la campagne pour rallier à sa cause quelques égarés des mots, quelques lecteurs en hibernitude.  L&apos;épicerie à domicile a rendu l&apos;âme, les dernières vocations de primeurs ambulants se sont éteintes sous le néon des grandes enseignes. Le crayon derrière l&apos;oreille dans le tube gauffré est désormais associé à la cartepostalisation de la mémoire. Plus le temps va vite plus les cartes postales s&apos;imprimment dans la nostalgie. 

Et ceux qui bénissent ce bon vieux temps ont été ses plus pronts fossoyeurs. Le traîne- bouquin passe chaque semaine, surtout quand elles s&apos;étendent sur quinze jours, avec parfois l&apos;élasticité d&apos;un mois. Bref il passe quand il veut passer. Pas regardant sur la nature de la marchandise, du Harry Potter à la Madeleine de Proust, du large du commun du classique. Le biblioconducteur, en attendant mieux, occupe cet emploi à mi-temps, subventionné par l&apos;incertitude. Il est assez dur avec les embrayages et pas plus doux avec les mesures d&apos;urgences, un peu nerveux c&apos;est vrai, ses coups de volant fendent l&apos;air de la cabine qu&apos;un retrappage contrebarqué replace sec. Ce qui lui vaut dans l&apos;immanquable, d&apos;improviser un classement des livres après qu&apos;ils aient tous chavirés de leur tablette. Ils ramassent tout ça à la brassée au petit bonheur de l&apos;indexation des titres. Après quoi pour trouver un bouquin en particulier, il faut donner du penchant à ses vertèbres cervicales. Bibliobordelus serait plus pertinent de le nommer. Si ce n&apos;est des livres de Marc Lévy, en quantité suffisante  

pour tenir un siège. À tremper votre main dans le hasard, il est peu probable que vous n&apos;y trouviez un  Et si c&apos;était vrai . Ou alors que les étagères se soient toutes étalées jusqu&apos;a renverser les livres et les titres, et par là-même le sens des mots:  Et si c&apos;était pas vrai . Tous ces écrivains qui se réclament d&apos;une écriture ranversante auront au moins cette consolation d&apos;être renversés.



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		<issued>2008-02-03T18:40:16Z</issued>
		<modified>2008-02-03T19:04:29Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://chaussettesshow.viabloga.com"><![CDATA[&#160;
<div><span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); font-family: Tahoma; "><img width="400" height="273" vspace="6" align="left" alt="" src="http://chaussettesshow.viabloga.com/images/delfab_1132948650_dscn1800_t.jpg" />Le bibliobus écume la campagne pour rallier à sa cause quelques égarés des mots, quelques lecteurs en&#160;<a rel="tag" class="wiki_link" title="1 article" style="font-size: 11px; color: rgb(0, 0, 102); text-decoration: none; " href="http://chaussettesshow.viabloga.com/texts/hibernitude-">hibernitude.</a>&#160;&#160;L’épicerie à domicile a rendu l’âme, les dernières vocations de primeurs ambulants se sont éteintes sous le néon des grandes enseignes. Le crayon derrière l’oreille dans le tube gauffré est désormais associé à la cartepostalisation de la mémoire. Plus le temps va vite plus les cartes postales s’imprimment dans la nostalgie.<span>&#160;</span>Et ceux qui bénissent ce bon vieux temps ont été ses plus pronts fossoyeurs. Le traîne- bouquin passe chaque semaine, surtout quand elles s’étendent sur quinze jours, avec parfois l’élasticité d’un mois. Bref il passe quand il veut passer. Pas regardant sur la nature de la marchandise, du Harry Potter à la Madeleine de Proust, du large du commun du classique. Le biblioconducteur, en attendant mieux, occupe cet emploi à mi-temps, subventionné par l’incertitude. Il est assez dur avec les embrayages et pas plus doux avec les mesures d’urgences, un peu nerveux c’est vrai, ses coups de volant fendent l’air de la cabine qu’un retrappage contrebarqué replace sec. Ce qui lui vaut dans l’immanquable, d’improviser un classement des livres après qu’ils aient tous chavirés de leur tablette. Ils ramassent tout ça à la brassée au petit bonheur de l’indexation des titres. Après quoi pour trouver un bouquin en particulier, il faut donner du penchant à ses vertèbres cervicales. Bibliobordelus serait plus pertinent de le nommer. Si ce n’est des livres de Marc Lévy, en quantité suffisante<span>&#160;&#160;</span>pour tenir un siège. À tremper votre main dans le hasard, il est peu probable que vous n’y trouviez un “Et si c’était vrai”. Ou alors que les étagères se soient toutes étalées jusqu’a renverser les livres et les titres, et par là-même le sens des mots:“ Et si c’était pas vrai”. Tous ces écrivains qui se réclament d’une écriture ranversante auront au moins cette consolation d’être renversés.</span></div>]]></content>
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